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Troisième étape : « J’aime bien l’idée que tout peut se passer ! »

Demain, après trois nuits à terre il sera déjà temps pour Corentin Douguet de renfiler son ciré. Pendant que le Figaro NF Habitat était aux petits soins de Donatien, Corentin a pu se reposer et regarder la météo.

La troisième étape qui s’annonce, avec une remontée du Golfe de Gascogne, de la pointe espagnole jusqu’à Saint Gilles Croix de Vie, sera la moins musclée de celles courues jusque là sur cette édition de la Solitaire URGO le Figaro, mais probablement pas la plus apaisante pour les nerfs. Une grosse dorsale va en effet barrer la route des marins qui vont devoir faire avec, la contourner, la traverser, bref, choisir leur camp pour s’en échapper au plus vite tout en louvoyant dans les petits airs… C’est peut-être là que les écarts vont vraiment se creuser, et c’est motivé comme jamais que Corentin attaque cette nouvelle manche…

Avant le départ, demain à 12h30, il nous explique pourquoi cette situation est si complexe et comment il compte gérer sa course. 

Corentin, comment vois-tu ce troisième round de la Solitaire  ?
« Plaisant : j’aime bien l’idée que tout peut se passer… La seule certitude que l’on a à l’heure actuelle, c’est que l’on aura globalement des conditions légères et du louvoyage (c’est-à-dire que l’on va devoir tirer des bords pour remonter face au vent).

Pour l’instant c’est très instable au niveau des modèles et la fin de la course est du coup difficile à anticiper en termes de météo. Il y a des fichiers qui nous font arriver mardi soir, d’autres mercredi : cela fait un sacré décalage. D’autant que certains fichiers prédisent un finish dans cinq ou six noeuds de vent, avec du courant fort – ce sont les grandes marées. Selon l’évolution de la situation sur la fin, s’il y a des bateaux éparpillés partout sur le plan d’eau, il pourrait y avoir des écarts conséquents… Mais peut-être que l’éléphant accouchera d’une souris encore une fois ! »

Pourquoi y voit-on aussi peu clair ?
« Parce que les systèmes météo qui nous préoccupent et qui se composent d’une dorsale anticyclonique dans le golfe de gascogne, et d’une dépression sur la péninsule ibérique, ne sont pas très actifs. Il y aura un peu de vent entre les deux phénomènes mais pas très forts. Ces  systèmes se décalent un peu, mais comme ce n’est pas très dynamique, c’est difficile pour les modèles météo de prévoir leur déplacement, avec des nuances qui peuvent être conséquentes. Un petit déplacement plus nord, sud ou ouest, peut faire des vraies rotations de vent et donc des routes différentes. Si le vent ne tourne que de 5 ou 10° dans un sens ou un autre, en fonction de placement que l’on aura par rapport aux autres bateaux, cela peut être de la perte ou du gain. Vu que le terrain de jeu est grand, qu’il peut y avoir un peu d’écart entre les bateaux, ces oscillations pas faciles à prévoir peuvent amener des rebondissements.

C’est un peu la loterie ?
« On ne peut pas dire ça. On a quand même des infos météo à bord : on reçoit des cartes météo par fax, c’est à dire des grands dessins pas très affinés. On a également des bulletins météo de la course qui nous donnent des secteurs de vent et des force de vent, mais ce n’est pas très précis non plus. Du coup, on va essayer d’affiner le plus possible au départ avec nos conseillers météo. Une fois à bord on n’a le droit à aucune aide extérieure. Ce sera donc de la gestion de risque sur l’eau en fonction du placement, du ressenti de chacun. »

Des grandes options un peu radicales peuvent être prises ?
« En Figaro se décaler de trois ou quatre milles ça peut déjà être une option…  Là comme on va se décaler de l’axe de la route directe – puisque ce sera probablement du louvoyage -, ça peut vite faire un terrain de jeu entre cinquante et soixante-dix milles de large. Comme en plus il y a quelques têtes de série qui n’ont plus grand chose à défendre au général… je ne serais pas étonné qu’il y ait des bateaux un peu partout dans le Golfe dans les prochains jours ! »

Toi tu es à 1h02 du leader et neuvième au classement général, tu n’entres dans aucune statistique – celui qui peut encore prétendre à la victoire et les autres -, comment abordes-tu ce genre d’étape ?
« Pour l’instant je n’en sais rien… je vais essayer de faire comme j’ai fait sur les deux premières étapes où, en dehors de mes problèmes d’algues, j’ai navigué comme je l’ai senti, et c’était plutôt pas mal. Si je ne sens rien de spécial, je ferai plus de tactique, en restant pourquoi pas aux côtés des leaders pour continuer à aller vite en bonne compagnie. Si à un moment j’ai envie de me décaler, je ne me gênerai pas pour le faire. Mais peut-être que la situation ne se présentera pas…

Je souhaite bien évidemment rester dans le top 10 mais ce ne doit pas être un frein ! Pour l’instant je regarde plutôt devant que derrière. Si je sens l’opportunité d’attaquer – parce ce que mon objectif c’est faire mieux que neuvième – je ne me gênerai pas. »

Les étapes 3 et 4 vont s’enchainer. On y pense en termes de gestion de course ?
« Je l’ai en tête cet enchainement. Il n’y aura peut-être qu’une nuit de récupération. Mais il va falloir tout donner sur cette étape avant d’envisager la suivante. Le seul truc dont on est à peu près sûr c’est que l’on aura pas de gros temps. C’est toujours un peu plus facile, moins éprouvant pour les organismes. On sait aussi qu’il va falloir dormir un peu sur cette traversée parce que l’on a déjà deux étapes dans les pattes et qu’en plus on risque d’arriver la quatrième nuit. Sinon on risque de faire n’importe quoi à la fin du parcours ! »

Retour de Corentin sur la deuxième étape

Arrivé en dixième position de la deuxième étape au coeur de la nuit, cinquante-deux minutes après le vainqueur, Corentin Douguet place NF Habitat en neuvième position au classement général de la Solitaire URGO le Figaro. 
Après quelques heures de sommeil, le skipper revient sur cette étape, qui a encore été sacrément éprouvante pour ses nerfs, mais laisse le jeu ouvert pour la suite de la course puisqu’il n’a eu au final que une heure et deux minutes de retard sur le leader au général.

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10ème de la 2ème étape

Après 2 jours et 15 heures de course NF Habitat termine 10ème de la deuxième étape de la Solitaire URGO le Figaro en Espagne, avec 53 petites minutes de retard sur le vainqueur.

Il remonte ainsi à la 9ème place du classement général provisoire à 1 h 2 minutes du leader… C’est à la fois beaucoup, et récupérable. Il reste encore deux étapes

Les mots de Corentin Douguet à l’arrivée :

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Un finish intense

Après un début de course difficile, Corentin a réussi à remonter une grande partie de la flotte pour être de nouveau dans le top 10 de La Solitaire URGO le Figaro.
En approche de la pointe espagnole, la mer est formée, le vent se renforce et le bateau continue d’aller vite… Il reste 150 milles, et à 12 noeuds de moyenne, c’est tonique ! L’arrivée est prévue dans la nuit.

A la vacation de mi-journée, Corentin expliquait : « Ça monte crescendo et l’état de la mer se dégrade, il va falloir agir. Mon départ, ça pouvait difficilement être pire, amis ensuite, j’ai bien bricolé dans le Four, je suis passé avec le bon paquet au bon endroit, ceux qui sont passés dans le Fromveur pont souffert, ça m’a remis pas trop mal, ce n’est pas brillantissime, mais comme il y a des chances que la fin soit foireuse, je suis à portée de fusil si jamais il y a des opportunités à saisir. On est sur un bord rapprochant, ça aurait été plus simple d’aller au Cap Finisterre sans empannage, mais je crois que ça ne va pas être possible, ça sera peut-être dans le noir ce soir sous les falaises galiciennes, ça va être un peu hardcore, mais on n’a pas 40 000 solutions. Cette nuit, j’ai pu récupérer un peu, là, il y aura de moins en moins de possibilités de dormir, donc il va falloir se mettre des claques pour tenir jusqu’à l’arrivée. A l’instant où je te parle, le pilote barre, il barre pas mal, ça permet de s’alimenter, de tenter une sieste, après, je ne sais pas combien de temps ça durera ».

Image Alexis Courcoux

Une deuxième étape au portant

Après trois jours de halte à Saint Brieuc, les concurrents de la Solitaire URGO Le Figaro reprennent le large vers la Ria de Muros en Espagne. Le coup d’envoi de cette deuxième étape sera donné à 14 heures.
Corentin Douguet a optimisé les moments passés à terre pour récupérer au mieux tout en se préparant pour cette traversée du golfe de Gascogne longue de 520 milles. Une étape qui se fera essentiellement au portant avec un vent ni très fort ni très faible, mais qui ne s’annonce tout de même pas si simple…

Revue de détail avec le skipper de NF Habitat.

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Bilan de la première étape

Après avoir couru une partie de la première étape de la Solitaire URGO le Figaro en tête, Corentin Douguet a fini à la treizième position à seulement treize minutes du leader. Un résultat frustrant au regard de la course réalisée mais sans impact majeur pour le reste de l’épreuve.

Le skipper reste positif, le bateau est déjà prêt à attaquer la suite. Tout reste à jouer sur les trois prochaines étapes, qui vont se nourrir des bonnes phases acquises sur la première.
Entretien avec un marin fatigué mais serein…

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Treizième à treize minutes

Corentin Douguet termine 13ème de la première étape de la Solitaire URGO le Figaro avec NF Habitat, à seulement 13 minutes du vainqueur. Un résultat frustrant pour le skipper mais qui laisse le jeu ouvert pour la suite de l’épreuve…

Ses premiers mots : « Je suis content d’avoir fait ce que j’avais dit que je ferai : de me décaler quand j’avais envie de me décaler. Et c’était bien ! Si il n’y avait pas eu cette petite mésaventure de baignade ce matin (ndlr : Corentin a dû plonger pour enlever des algues coincées dans sa quille) qui a cassé mon rythme, je pense que j’aurais réussi à rester dans le paquet de cinq… malheureusement cela n’a pas été le cas. Plus que dommage c’est surtout très frustrant… Mais je suis à moins d1/4 d’heure du premier donc tout reste à jouer. »

Parcours réduit, encore beaucoup à jouer

Quelques places ont été perdues cette nuit… ce matin NF Habitat est 5ème. Mais la flotte est extrêmement compact : les 7 premiers se tiennent en 0,5 milles.
Le parcours a été réduit sur la fin – le contournement de Guernesey a été supprimé )  mais il y a encore pas mal de coups à jouer le long des côtes bretonnes d’ici l’arrivée la nuit prochaine avec peu de vent et beaucoup de courants !
On ne lache rien !!!

NF Habitat, premier à contourner Wolf Rock

Après une journée fastidieuse où le vent a été absent, nul, contraire et contraignant, où le Figaro a alterné sur la cartographie, grandes boucles, montagnes et lignes droites, NF Habitat n’a pas lâché la tête de la flotte.
Corentin a contourné en première position le phare anglais avant que le vent ne tombe complètement. Tellement qu’un courant l’a poussé sur le rocher jusqu’à l’inquiéter mais il a réussi à l’éviter de justesse.
Désormais les bateaux ont retrouvé du vent, et c’est au contact de Sebastien Simon que NF Habitat continue d’avancer en tête de peloton. Le vent devrait désormais être relativement stable jusqu’à la fin de l’étape. La prochaine marque de parcours est Portsall à la pointe de la Bretagne

NF Habitat en tête de la flotte

Actuellement en tête de la Solitaire URGO Le Figaro, Corentin Douguet à bord de NF Habitat garde la tête froide. Il reste encore près de 300 milles à parcourir dans un vent qui s’annonce aux abonnés absent aujourd’hui…

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