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Bilan d’une Solitaire dans le top 10

Tu nous as dit que cette Solitaire était « étonnante », pourquoi ?
« Un Top 10 sur la Solitaire c’est toujours un bon résultat. Au final ma place de huitième reflète mieux ma performance que les résultats étape par étape (13è, 10è, 13è, 17è). Quelles que soient mes positions sur l’eau, j’ai toujours réussi à mettre de l’intensité, ne jamais rien lâcher, jusqu’au dernier bord entre l’île d’Yeu et Saint Gilles Croix de Vie où j’ai recollé les bateaux qui étaient devant moi.Je n’ai jamais accepté de donner un mètre, même quand les positions étaient acquises. Les quelques secondes encore gagnées là m’ont permis d’avoir cette huitième place.

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Dernier jour !

Un dernier jour de La Solitaire URGO Le Figaro encore plus riche en suspens et intense que tous les autres ?
Il y a des enjeux de place pour NF Habitat au classement général. Actuellement 16ème à 2,1 milles du leader, il reste encore 44 milles à parcourir, dont un bord au près qui peu créer des décalages et long bord sous spi après l’île d’Yeu. Corentin a montré qu’il était capable de remonter une bonne partie de flotte en fin d’étape, il est déjà en train de le faire !
L’arrivée est prévue entre 17h et 18h…

Pour mieux comprendre quels sont les enjeux stratégiques de positionnement par rapport aux concurrents les plus proches au général, voilà une petite image du classement et des écarts au temps avant la quatrième étape ! Certains coureurs ont déjà beaucoup  de retard et ne pourront probablement pas remonter jusqu’à Corentin, d’autres un peu d’avance… Comme il faudra ajouter le temps de course de cette étape au temps déjà cumulé et que cela se joue à la minute aves ses poursuivants directs, il va falloir ne pas les laisser passer.

Encore quelques heures sur la carto : https://www.lasolitaire-urgo.com/cartographie !

 

Etape 4 à suivre

Corentin Douguet a terminé treizième de la troisième étape de la Solitaire URGO le Figaro à 15 minutes du vainqueur après 3 jours, 16 heures et 12 minutes de mer. Cette traversée entre Ria de Muros (Espagne) et Saint-Gilles Croix de Vie a été un long chemin de croix.

A peine arrivé au ponton hier, il est déjà l’heure de repartir. NF Habitat franchira à 18h30 la ligne de départ de la dernière et quatrième étape de la course avec pour objectif de garder au moins sa sixième place au général, si ce n’est de pousser les portes du Top 5.

Retour avec le skipper sur sa dernière navigation et celle à venir…

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NF Habitat 13ème de la troisième étape, 6ème au général

🏁Après 3 jours, 16h et 12 minutes, NF Habitat termine 13ème de cette troisième étape sans fin, à 15 minutes du vainqueur !!
Ce résultat le remonte au classement général (provisoire) à la 6ème place ! 👍
La 4ème étape, le finish, c’est pour demain, déjà !
Les mots à l’arrivée :  « Je me fatigue un peu parfois. Pour le coup cette fois-ci c’est que moi tout seul. Je me suis vidé dans chargeurs dans chaque pied au cabo vilano. C’est vraiment dommage. Au final avec beaucoup de boulot et un poil de réussite je finis par faire une étape correcte et gagner des places au général. Quand ca a molli devant j’ai recollé au bon paquet et trouvé les bonnes solutions au problème. Trois étapes avec chaque fois au moins un début de 4ème nuit, ca fait une grosse Solitaire. En soi cela ne pose pas de problème, mais il faut repartir demain… Et cette quatrième étape, par son format ultra court et le manque de récupération, va être vraiment difficile. »

Etape 3 : Dernier soir

Plutôt une « belle » journée de boulot sur cette folle étape de La Solitaire URGO Le Figaro…

Plus que 18ème ce soir avec seulement 2,6 milles de retard sur le leader !
Plus que jamais on ne lache rien – tout est encore possible – et on prend des force pour la nuit qui va être looooooongue !

Le vent est toujours évanescent et avec les forts courants de marée qui nous attendent en approche de la terre, le jeu reste ouvert…

La vacation du soir à écouter ICI : https://www.lasolitaire-urgo.com/audio/view/vacation-du-11-septembre-18h-avec-corentin-douguet

La carto pour suivre l’arrivée en direct au petit matin : https://www.lasolitaire-urgo.com/cartographie

Etape 3 : la flotte se resserre

La flotte se resserre sur La Solitaire URGO Le Figaro. NF Habitat a gagné quelques places (27ème) mais surtout la distance qui le sépare du leader se réduit (11 milles). Les vitesses ont sensiblement diminué et la question du jour se résume à : par où passer pour ne pas se faire coincer complètement par l’absence de vent liée à l’anticyclone, en approche de Saint Gilles Croix de vie ?
A bord on continue de régler, optimiser les poids dans le bateau, affiner encore et toujours pour ne rien lâcher…
La journée va être longue et la quatrième nuit en mer qui s’annonce ce soir radicale.

Etape 3 : la route est longue et incertaine

ON N’A PAS FINI DE VOIR DES RETOURNEMENTS
Les options d’hier n’ont pas été les plus payantes… et ce matin au classement, Corentin est en 30ème position de cette 3ème étape de La Solitaire URGO Le Figaro.
Mais à y regarder de plus près, ce n’est pas si simple car la flotte a explosé et les zones sans vent parsèment la route pour rallier Saint-Gilles Croix de Vie.
 
9ème DANS LA NUIT
En se faufilant dans un souffle d’air, cette nuit NF Habitat est remonté jusqu’à la 9ème place !
Dans les prochaines heures il faudra pas temps regarder le classement que la vitesse des bateaux et les caps qu’il sont capables de tenir.
 
L’AUTOROUTE DES VACANCES ?
C’est un peu comme lorsqu’il faut choisir la route à prendre un week-end de grand départ en vacances : les zones sans vent ce sont les bouchons, la route la plus directe c’est l’autoroute (actuellement celle du nord), la route du sud ce sont les petites routes de campagne moins fréquentées. Quelle route sera la meilleure entre la plus courte et la plus rapide ? quelle sera la moins fréquentée par les bulles de vent ? Le niveau de précision de la météo à bord est celui de bison futé la veille des départs et nos pas celui du gps qui réactualise les zones bouchées en temps réel…
 
A suivre de toute évidence ici : https://www.lasolitaire-urgo.com/cartographie

3ème étape : Une début difficile

Annoncée complexe et délicate avant le départ, cette 3ème étape de La Solitaire URGO Le Figaro est aussi incertaine que prévue.
Depuis le départ de Ria de Muros le vent erratique donne du fil à retordre aux marins.
En tête de flotte dans la nuit, Corentin a franchement rétrogradé au classement. Son option plus à terre n’a finalement pas payé. Il a préféré aller se recaler dans des conditions désormais plus favorables, en perdant des places, plutôt que de s’entêter dans un choix qui ne pourrait pas payer à terme.
Il reste encore beaucoup de chemin et les aléas de la dorsale n’ont probablement pas fini de bouleverser le classement.
Patience et longueur de temps, réglages et détermination, il faut continuer à aller de l’avant sur NF Habitat !

3ème étape : Bon départ pour NF Habitat

Après un retard pour faute de vent, 3 « rappel général », la 3è étape de La Solitaire URGO Le Figaro a finalement été lancée… Les skippers d’attendaient à une étape sans vent, ils ont été servis d’entrée de jeu.
NF Habitat a pris un bon départ en milieu de ligne et Corentin reste toujours au centre de la flotte. Il pointe ce samedi soir en 13ème positions, grapillant doucement des places.
La nuit sans lune risque d’être propice à quelques surprises stratégiques ?… Réponse demain matin.
En attendant, la carto c’est ici 👉 https://www.lasolitaire-urgo.com/cartographie
#TeamNFHabitat
📷 A. Courcoux

Troisième étape : « J’aime bien l’idée que tout peut se passer ! »

Demain, après trois nuits à terre il sera déjà temps pour Corentin Douguet de renfiler son ciré. Pendant que le Figaro NF Habitat était aux petits soins de Donatien, Corentin a pu se reposer et regarder la météo.

La troisième étape qui s’annonce, avec une remontée du Golfe de Gascogne, de la pointe espagnole jusqu’à Saint Gilles Croix de Vie, sera la moins musclée de celles courues jusque là sur cette édition de la Solitaire URGO le Figaro, mais probablement pas la plus apaisante pour les nerfs. Une grosse dorsale va en effet barrer la route des marins qui vont devoir faire avec, la contourner, la traverser, bref, choisir leur camp pour s’en échapper au plus vite tout en louvoyant dans les petits airs… C’est peut-être là que les écarts vont vraiment se creuser, et c’est motivé comme jamais que Corentin attaque cette nouvelle manche…

Avant le départ, demain à 12h30, il nous explique pourquoi cette situation est si complexe et comment il compte gérer sa course. 

Corentin, comment vois-tu ce troisième round de la Solitaire  ?
« Plaisant : j’aime bien l’idée que tout peut se passer… La seule certitude que l’on a à l’heure actuelle, c’est que l’on aura globalement des conditions légères et du louvoyage (c’est-à-dire que l’on va devoir tirer des bords pour remonter face au vent).

Pour l’instant c’est très instable au niveau des modèles et la fin de la course est du coup difficile à anticiper en termes de météo. Il y a des fichiers qui nous font arriver mardi soir, d’autres mercredi : cela fait un sacré décalage. D’autant que certains fichiers prédisent un finish dans cinq ou six noeuds de vent, avec du courant fort – ce sont les grandes marées. Selon l’évolution de la situation sur la fin, s’il y a des bateaux éparpillés partout sur le plan d’eau, il pourrait y avoir des écarts conséquents… Mais peut-être que l’éléphant accouchera d’une souris encore une fois ! »

Pourquoi y voit-on aussi peu clair ?
« Parce que les systèmes météo qui nous préoccupent et qui se composent d’une dorsale anticyclonique dans le golfe de gascogne, et d’une dépression sur la péninsule ibérique, ne sont pas très actifs. Il y aura un peu de vent entre les deux phénomènes mais pas très forts. Ces  systèmes se décalent un peu, mais comme ce n’est pas très dynamique, c’est difficile pour les modèles météo de prévoir leur déplacement, avec des nuances qui peuvent être conséquentes. Un petit déplacement plus nord, sud ou ouest, peut faire des vraies rotations de vent et donc des routes différentes. Si le vent ne tourne que de 5 ou 10° dans un sens ou un autre, en fonction de placement que l’on aura par rapport aux autres bateaux, cela peut être de la perte ou du gain. Vu que le terrain de jeu est grand, qu’il peut y avoir un peu d’écart entre les bateaux, ces oscillations pas faciles à prévoir peuvent amener des rebondissements.

C’est un peu la loterie ?
« On ne peut pas dire ça. On a quand même des infos météo à bord : on reçoit des cartes météo par fax, c’est à dire des grands dessins pas très affinés. On a également des bulletins météo de la course qui nous donnent des secteurs de vent et des force de vent, mais ce n’est pas très précis non plus. Du coup, on va essayer d’affiner le plus possible au départ avec nos conseillers météo. Une fois à bord on n’a le droit à aucune aide extérieure. Ce sera donc de la gestion de risque sur l’eau en fonction du placement, du ressenti de chacun. »

Des grandes options un peu radicales peuvent être prises ?
« En Figaro se décaler de trois ou quatre milles ça peut déjà être une option…  Là comme on va se décaler de l’axe de la route directe – puisque ce sera probablement du louvoyage -, ça peut vite faire un terrain de jeu entre cinquante et soixante-dix milles de large. Comme en plus il y a quelques têtes de série qui n’ont plus grand chose à défendre au général… je ne serais pas étonné qu’il y ait des bateaux un peu partout dans le Golfe dans les prochains jours ! »

Toi tu es à 1h02 du leader et neuvième au classement général, tu n’entres dans aucune statistique – celui qui peut encore prétendre à la victoire et les autres -, comment abordes-tu ce genre d’étape ?
« Pour l’instant je n’en sais rien… je vais essayer de faire comme j’ai fait sur les deux premières étapes où, en dehors de mes problèmes d’algues, j’ai navigué comme je l’ai senti, et c’était plutôt pas mal. Si je ne sens rien de spécial, je ferai plus de tactique, en restant pourquoi pas aux côtés des leaders pour continuer à aller vite en bonne compagnie. Si à un moment j’ai envie de me décaler, je ne me gênerai pas pour le faire. Mais peut-être que la situation ne se présentera pas…

Je souhaite bien évidemment rester dans le top 10 mais ce ne doit pas être un frein ! Pour l’instant je regarde plutôt devant que derrière. Si je sens l’opportunité d’attaquer – parce ce que mon objectif c’est faire mieux que neuvième – je ne me gênerai pas. »

Les étapes 3 et 4 vont s’enchainer. On y pense en termes de gestion de course ?
« Je l’ai en tête cet enchainement. Il n’y aura peut-être qu’une nuit de récupération. Mais il va falloir tout donner sur cette étape avant d’envisager la suivante. Le seul truc dont on est à peu près sûr c’est que l’on aura pas de gros temps. C’est toujours un peu plus facile, moins éprouvant pour les organismes. On sait aussi qu’il va falloir dormir un peu sur cette traversée parce que l’on a déjà deux étapes dans les pattes et qu’en plus on risque d’arriver la quatrième nuit. Sinon on risque de faire n’importe quoi à la fin du parcours ! »