6ème à mi-parcours

Mercredi 12 Juin,  la Solitaire Urgo Le Figaro 2019, Roscoff, arrivées de la deuxième étape Kinsale-Roscoff.

Corentin Douguet a franchi mercredi soir à la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la Solitaire URGO le Figaro en seizième position. Le skipper de NF Habitat est un peu déçu de ce résultat, mais après deux manches, à mi-parcours, il est sixième au classement général provisoire de la course. Le départ de la troisième étape Roscoff-Roscoff avec un grand tour en Manche entre les deux, sera donné ce dimanche à 14h.

Entretien avec un marin au tournant de la course…

Tu finis seizième de cette étape, ça t’inspire quoi ?
« J’ai sauvé l’essentiel sur le général. On a eu un début dans des conditions un peu aléatoires  sur la descente de l’Irlande vers l’Angleterre où cela a distribué. Arrivé en Cournouaille anglaise, je n’étais pas au mieux (trentième) mais j’ai trouvé des bonnes solutions pour revenir dans le match. Cela a été compliqué, comme toujours, le long de la côte sud anglaise avec du vent fort, de la pétole, tout ce qu’il fallait pour ne pas s’ennuyer ! Mais jusqu’à Portsal (ndlr : bouée à la pointe de Bretagne) j’ai plutôt bien navigué, remontant jusqu’à la neuvième place. Sur le dernier tronçon après cette  bouée – avec laquelle je ne m’entends pas -, j’ai malheureusement perdu du terrain et donc du temps…
Au final ce n’est pas une très belle étape pour moi mais j’ai bien limité la casse. Je ne suis qu’à une demie heure du podium et il reste deux étapes qui vont être encore copieuses. J’ai plus envie de regarder devant que derrière pour l’instant. Il y a des places à aller gagner. Ce ne sont pas les plus faciles mais il y a moyen d’aller les chercher. »

Vous avez eu du vent assez fort le long des côtes sud anglaises… On a vu les compteurs s’affoler à plus de dix-sept noeuds sur la cartographie. Comment as-tu vécu cet épisode musclé en Figaro 3 ?
« Effectivement, sous spi, sur le chemin du retour, c’était assez engagé… Personne n’avait encore fait ce genre de bord dans trente noeuds sous grand spi sur les nouveaux Figaro 3… On est partis sur ce bord sous grand spi, et le vent est rentré progressivement mais assez vite. Donc on n’est pas passés sous petit spi. Une fois que le vent était rentré, pendant trois heures on était à la limite de ce qui pouvait se faire, donc vissés à la barre avec des pointes autour de vingt noeuds. Un bord viril, mais correct, comme disent les rugbyman ! « 

Il y a tout de même eu quelques abandons chez les concurrents ?
« Il y a eu même trop d’abandons, à mon goût, liés aux problèmes du bateau, notamment certains qui prenaient l’eau en grande quantité par le système de foil. L’équipe de Beneteau est là pour refaire certaines pièces dans les bateaux. NF Habitat est passé au travers et globalement je n’ai pas eu de casse. J’ai eu des petits soucis comme on en a toujours sur ce type de course. J’ai réussi à faire avec ! Hier on a tout de même dû démâter parce que j’avais des problèmes de VHF qui m’empêchent depuis le début de la course d’avoir les classements, les positions des concurrents à l’AIS, la météo… Comme on a déjà pas beaucoup de moyens de communication sur ces bateaux là, c’était franchement à mon désavantage… »

Cette troisième étape, elle est encore à enjeux ?
« On commence à se pencher dessus. Elle va être bien piégeuse avec beaucoup de passages compliqués de courants et de cailloux entre le raz Blanchard, Ouessant, le Raz de Sein, les Héaux de Bréhat et la bouée de Portsall…Ces endroits où l’on va aller peuvent vite générer des écarts, entre les marées, les effets de côte et tout le reste. Par exemple, si les premiers passent au Raz de sein avec la fin du courant dans le bon sens et qu’il y a peu de vent, les bateaux suivants peuvent être bloqués pendant six heures au mouillage à attendre que la marée s’inverse…
C’est encore une étape où il y a beaucoup à perdre. La Solitaire c’est souvent une course par élimination. En plus, cette année plus que jamais, les écarts ont été conséquents d’entrée de jeu. Je suis tout de même sixième à trois heures du leader. Mais rien ne dit que les deux étapes qui arrivent ne généreront pas autant d’écart que les deux premières. Sur le papier elles ont tout pour ! C’est positif au final, et il n’y a pas de calcul à faire,de marquage en particulier. Il faudra juste faire au mieux pour arriver le plus devant possible ! »

Author: Corentin-admin

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