Bilan de la Sardinha Cup 2019

Corentin Douguet, skipper du Figaro Beneteau 3 NF Habitat - saison 2019 - En mer le 13/03/2019

En franchissant en septième position la ligne d’arrivée de la troisième et dernière étape de la Sardinha Cup, les Corentin(s) Horeau et Douguet de NF Habitat ont atteint leur objectif : naviguer dans la meute au contact (et même devant) des meilleurs ! 
Bien sûr, il y a un peu de frustration en termes de résultat mais c’est avant tout le bon que les marins ont envie de retenir de cette épreuve qui a été mouvementée. 
Récit d’une Sardinha Cup, à deux voix, par une équipe déjà tournée vers la suite de la saison.

Corentin et Corentin, racontez-nous cette troisième étape !
Corentin Horeau : « On a fait une troisième étape plutôt satisfaisante… avec le recul de quelques heures (rire), septième c’est pas mal ! On a réussi à bien naviguer sur le parcours de départ puis jusqu’à Arcachon. On a été bien en vitesse, confiants dans notre tactique. C’est toujours plaisant d’être devant comme cela avec des bons lièvres autour qui nous permettaient de nous étalonner en vitesse. On a perdu un peu sur la fin avec des algues – même si on sait que cela fait partie du jeu en Figaro -. Sur le retour, c’était plus compliqué, dans la molle, où on a loupé quelque chose. Et comme d’habitude en Figaro, quand tu loupes quelques chose, tu le payes directement. J’étais aussi moins à l’aise en vitesse dans les petits airs où l’on n’a pas réussi à pousser le bateau à 100%. On va devoir travailler ce point là en passant par des heures de navigation. En revanche, le gros point positif, c’est que dès que le vent monte, on a eu de très très bonnes phases de vitesse. Globalement c’était une super navigation avec des super conditions, il a fait juste un peu froid ce matin ! »
Corentin Douguet : « On a plutôt bien navigué. On a vu que l’on était capable d’être dans le tempo longtemps en faisant toute l’étape dans les dix, longtemps en tête. Cela veut dire que l’on va plutôt pas mal même si c’est perfectible. La base est bonne et c’est l’essentiel. Sur le général (Ndlr : NF Habitat est classé vingt-troisième) cela rajoute de la frustration car il y avait moyen de faire quelque chose, mais là, le matériel en a décidé pour nous. »

Cette navigation entre Corentin(s) vous en avez pensé quoi ?
Corentin Horeau :« C’était bien de faire cette Sardinha Cup. Moi j’étais content de la faire avec Corentin car on n’avait jamais navigué ensemble et, comme on l’imaginait avant la course, on se complète bien. Et être à bord de NF Habitat c’est un plaisir ! »
Corentin Douguet : « J’ai été ravi de collaborer avec mon homonyme, autant sur l’eau que autour. Je comptais sur lui pour m’apprendre des choses et me donner de l’énergie. Et je n’ai pas été déçu. Il sait plein de choses, il bosse. Il faut que l’on fasse un vrai débriefing mais on ne va pas s’arrêter là. Demain Corentin ramène le bateau avec le dessinateur de nos voiles et d’autres modèles à essayer… Le travail ne s’arrête jamais ! »

Globalement, vous retiendrez quoi de cette première épreuve en Figaro Beneteau 3 ?
Corentin Horeau : « C’était une course un peu particulière ! Quand on repense aux trente-cinq mâts alignés sur le quai… On pourra dire qu’on y était, dans quelques années. Ce qui n’a pas changé par rapport au Figaro 2 c’est le niveau de régate ! J’avais oublié à quel point c’était dur, à quel point il faut se mettre dans un état second pour performer. Il faut vraiment être motivé pour revenir ! Le rythme est vraiment intense. Il faut être prêt en amont de la course, que cela déroule tout seul pendant l’épreuve. Il faut prendre de la bouteille sur le bateau pour acquérir des automatismes. On a des axes de travail pour les semaines à venir !»

La suite en Solitaire s’annonce musclée ?
Corentin Horeau : « En solo le bateau va être plus difficile à gérer que le Figaro 2, avec plus de voiles, un grand spi moins tolérant, des manoeuvres compliquées, des affalages plus ardus. »
Corentin Douguet : « Déjà en double c’est un bateau dur, mais en solo… on va devoir adapter le tempo. A beaucoup d’allures, le pilote va être vraiment moins performant que le barreur, c’est plus marqué que sur le Figaro 2. Il va falloir barrer encore plus qu’avant ce qui parait peu possible dans un emploi du temps de figariste en course (!). Mais on verra cela bientôt puisque la Solo Maître Coq démarre pour moi dans deux semaines. » 

Author: Corentin-admin

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