Sardinha Cup : étape 3 reportée à jeudi

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Le départ de la troisième étape de la Sardinha Cup qui aurait dû être lancé mardi dernier a été repoussé à demain, en raison de problèmes techniques à résoudre sur l’ensemble de la flotte des Figaro 3.
Corentin Douguet et Corentin Horeau ont donc été contraints, comme le reste de leurs concurrents, à passer du temps à terre -ou à bord de NF Habitat, mais amarré au ponton- décuplant leur envie de faire (enfin) une belle étape sur cette troisième manche dont le départ sera donné à 16h ce jeudi 11 avril.

Entretien avec Corentin Douguet,  un skipper qui a beaucoup travaillé sur les aspects techniques cette semaine…

Que s’est-il passé depuis votre abandon sur l’étape 2 ?
« Beaucoup de choses ! Nous avons fait réparer la grand-voile, puis sommes revenus vendredi à Saint Gilles Croix de Vie pour la tester samedi et se remettre dans le bain pour un potentiel départ de course mardi. Ensuite les choses ne se sont pas passées comme prévu, suite à la découverte de casse sur certains bateaux pendant la deuxième étape. L’organisateur de la course et les skippers ont décidé de repousser le départ tant que cela n’était pas réglé. »

Explique nous les problèmes qui vous ont contraint à retarder le départ
« Le principal problème se situe sur les mâts. Les pièces qui relient les barres de flèche (ndlr : les barres de flèche sont les supports qui permettent de fixer latéralement les haubans, ces câbles qui maintiennent le mât en place en navigation) au mât ne sont pas assez solides. C’est l’intégrité des gréements qui est en jeu et par conséquent la sécurité des skippers et de leurs équipiers. Sur la deuxième étape, deux bateaux ont abandonné quand ces pièces ont cassé. En démâtant les bateaux après la course, on a également trouvé trois barreaux cassés et deux autre très fragilisés. Suite à cela, on a décidé de ne pas repartir en mer tant que l’on aurait pas changé tous les barreaux de barre de flèche. En quelques jours le fournisseur de mat a réussi à faire de nouvelles pièces pour toute la flotte. Pour les prochaines courses elles devraient suffire (tant que les conditions seront cléments) mais il faudra les changer de nouveau. On a également un souci d’entrée d’eau par les trappes des puits de foils. Quand on va vite, c’est un vrai problème que l’on va devoir régler avant la Solitaire URGO le Figaro ! »

Concrètement cela signifie quoi pour vous en tant que skippers ?
« On a démâté et remâté trente-quatre bateaux en deux jours, cela a pris du temps et de l’énergie pour l’ensemble des équipes ! Du coup tous les acteurs du circuit se sont retrouvés au même endroit, au même moment. On a profité de cette occasion forcée pour se réunir afin de régler les problèmes techniques, échanger sur ce qu’était notre classe et ce que l’on voulait en faire pour les années à venir, nos objectifs à plus long terme… Une réflexion sur l’avenir de notre métier de skipper en quelque sorte… »

Maintenant que le problème est réglé, parle nous de l’étape de demain !
« On va pouvoir aller faire une troisième étape de quarante-huit heures pour clore cette première épreuve du Championnat de France de Course au Large. Le parcours se fera entre Saint-Gilles Croix de Vie, une bouée devant le bassin d’Arcachon, une marque proche de l’île d’Yeu, puis selon le timing on ira passer la bouée SN1 à l’entrée de l’estuaire de la Loire et on retournera surSaint-Gilles Croix de Vie ou on ira directement franchir la ligne là-bas. L’arrivée est prévue samedi midi. Les conditions météo prévues sont très clémentes. Elles nous promettent une descente sous spi jusqu’à Arcachon et un retour au près car le vent de nord, nord-est ne devrait pas tourner beaucoup. Ce ne sera pas du vent très fort mais pas de la pétole non plus. De quoi faire avancer le bateau ! Il n’y aura probablement pas de gros coup stratégique à faire, ce seront plutôt des placements et des petits coups qui feront la différence. Ce sera donc encore une étape très intéressante. »

Comment tu abordes cette épreuve après tout cela ?
« Avec Corentin, on a une grosse envie de naviguer. A la base on pensait faire beaucoup de milles et d’heures de bateau en venant ici. Mais avec une première étape courte et une deuxième étape rabotée (pour nous amputée), on n’est pas sevrés de navigation et d’embruns, bien au contraire. On est forcement contrariés mais c’est ainsi. Nous avons profité de ce temps bloqué à terre pour bien avancer sur les petits détails de préparation pour avoir un bateau le plus fiable et le plus performant possible pour la suite. Entre notre résultat sur le warm up et notre abandon pour grand-voile déchirée, on n’a plus d’objectif au général ni de place à défendre sur cette Sardinha Cup. Donc nous serons libres de faire nos choix sans être influencés par la concurrence pour atteindre notre double objectif :  faire une belle étape et apprendre sur ce bateau… »

Author: Corentin-admin

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