Sardinha Cup, étape 2 : Contents d’être en double !

Corentin Douguet, skipper du Figaro Beneteau 3 NF Habitat - saison 2019 - En mer le 13/03/2019

A 16h, ce mardi 2 avril, sera donné le départ de la deuxième étape de la Sardinha Cup. Ce sera surtout la première « grande » course, avec un parcours au large et deux nuits en mer, du Figaro Beneteau 3.
Après un premier round dans le petit temps raté pour l’équipe des Corentin(s) de NF Habitat, place à une étape plus intense et musclée !

Entretien avec Corentin Douguet, skipper (aux côtés de Corentin Horeau pour la Sardinha Cup), à l’heure de quitter le ponton.

Corentin, la première étape n’a pas été formidable ? Quels enseignements en avez vous tiré ?
« On a fini vingt-sixièmes et ce n’est pas bien. On a clairement mal navigué en enchainant les boulettes ! On a debriefé cela et recalé l’organisation à bord. On a essayé de reposer notre processus de prise de décision car, avec des profils similaires, on avait tendance à attendre beaucoup de l’autre… On verra jeudi soir si cela a fonctionné. »

Parle nous de cette deuxième étape ?
« C’est une étape très différente de l’autre tant en termes de format que de conditions.
Côté parcours, il va y avoir du près pour monter à la bouée SN1 (au large de Noirmoutier) où l’on arrivera ce soir tard, dans le noir. Là, il faudra envoyer une voile de portant -on ne sait pas encore laquelle- et on fera toute la nuit à fond sur le foil jusqu’à BXA (entrée de la Gironde). Puis route sur les Glénans, vers le nord-ouest, avec du vent de nord-ouest. On va donc tirer des bords. Après les Glenans, le retour vers Saint Gilles Croix de Vie, en laissant l’ile d’Yeu à bâbord, se fera au portant (mais pas au vent arrière). Donc cela devrait aller assez vite. Les routages donnent une cinquantaine d’heures de course. Les choix stratégiques ne devraient pas être tranchés sur cette étape, mais comme on est encore en phase de découverte des bateaux, leur manipulation peut générer des écarts importants. Les choix de voile vont avoir un fort impact. Les manoeuvres coutent cher en général, encore plus quand il y a du vent… Dans vingt-cinq noeuds, si tu n’as pas le bon spi et que tu dois le changer tu perds vite facilement deux milles. En plus, dans le noir, on ne verra pas ce que font les autres. On verra juste les différences de trajectoire et vitesse. On ne pourra pas se caler sur les concurrents. A nous de faire nos choix à partir de ce que l’on sait ! »

Comment vous vous êtes préparés pour ces conditions ?
« On a emmené plus de cirés et des combinaisons sèches. Et on a bien vérifié les systèmes d’étanchéité du bateau ! C’est bien d’être en double car cela va permettre de gérer les petits soucis techniques plus facilement. Car avec des conditions musclées, en course, sur un nouveau bateau pas entièrement fiabilisé… le risque zéro de casse n’existe pas ! »

image © Alexis Courcoux

Author: Corentin-admin

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