La première épreuve, c’est demain !

Corentin Douguet, skipper du Figaro Beneteau 3 NF Habitat - saison 2019 - En mer le 13/03/2019

Après un mois de préparation intensive et de mise au point du Figaro Beneteau 3 NF Habitat,  les Corentin(s) Douguet et Horeau s’élanceront ce samedi 30 mars sur la Sardhina Cup. Première manche du Championnat de France de Course au Large, ce sera surtout la première confrontation en course des nouveaux Figaro. Toutes les têtes de série seront présentes au rendez-vous…

Entretiens avec deux Corentin(s) au travail, complices en recherche de performance…

Corentin Douguet, tu es parti pour faire une saison en Figaro 3 à bord de NF Habitat. Pourquoi participer à la Sardinha cup ?
Corentin Douguet : « Avec son format en trois petites étapes, la Sardinha cup est la meilleure façon de préparer la Solitaire URGO le Figaro. Le fait de naviguer en double pour une première régate est un véritable plus. Cela permettra de pallier les petits déficits de préparation inhérents aux bateaux neufs, sans que cela impact trop le sportif. Par exemple, si on avait un problème de pilote – qui n’est pas encore totalement éprouvé sur ce bateau -, ce serait rédhibitoire en solo, alors qu’en double on pourrait finir la régate, ce qui signifie continuer à travailler et à apprendre sur le bateau en vue de la Solitaire. Sur cette épreuve, on sera sur une zone de course entre arcachon et Wolfrock, les parcours seront choisis en fonction des conditions météo. Il y a aura d’abord une course de 24 heures, la « Vendée Warm Up » qui partira demain, samedi, à 14h. On repartira mardi prochain pour quatre jours de course sur un parcours qui fera entre 400 et 650 milles. Et de même la semaine suivante. C’est un schéma très proche de la Solitaire, et donc intéressant pour moi. »

Corentin Horeau, tu seras sur cette Sardinha Cup à bord de NF Habitat aux côtés de Corentin Douguet. Pourquoi as-tu accepté son invitation ?
Corentin Horeau : « C’est lui qui m’a proposé en premier ! Donc je trouvais cela correct de m’engager à ses côtés plutôt qu’un autre. On s’entend plutôt bien. Et en bonus je trouvais que c’était sympa de faire naviguer deux Corentin ensemble ! Plus sérieusement, j’estime que je peux apprendre pas mal de choses avec lui… C’est un peu égoiste de ma part ? Mais je pense que je peux lui apporter aussi avec mes expériences variées de ces dernières années, où j’ai fait énormément de régates au contact aux côtés de spécialistes des bateaux rapides. Avec son plan de voilure le Figaro 3 se rapproche de ces bateaux là. De son côté Corentin peut me remettre en mémoire ce que j’ai moins fait ces dernières années, le large, la météo. Avec Corentin, on ne se prend pas la tête mais on essaie d’être rigoureux et performants sur tous les détails. Je suis impressionné aussi pas tous les aspects de gestion de projet qu’il maîtrise. Il faudrait que je m’en inspire pour le futur… Quand il faut mettre en place des choses pour la performance, on le fait et c’est génial ! On forme finalement un duo assez complémentaire. Sans oublier qu’être sur la première course du Figaro 3, cela me paraissait important. J’ai déjà fait quatre fois la Solitaire en Figaro, ce bateau fait tout de même partie de mon histoire de marin et je suis en recherche active de partenaires pour revenir sur le circuit… »

Corentin Douguet, de ton côté pourquoi embarquer Corentin Horeau sur cette première course ?
Corentin Douguet : « On peut recopier ce qu’il a dit (rires) ? Parce que je pense qu’il peut m’apporter des choses. A terre on s’entend bien et cela fait des années que l’on se dit que l’on devrait faire une course ensemble. C’est un garçon qui a brillé sur pas mal de supports : entre deuxième sur la Solitaire du Figaro et premier sur le Tour voile, le tout en quelques années, cela montre une belle capacité d’adaptation. Pour découvrir un nouveau bateau, c’est forcement très intéressant. Et puis c’est bien de naviguer avec les jeunes (ndlr : il a 29 ans), cela t’oblige à sortir de tes habitudes et certitudes. Corentin a en prime une énergie totalement dingue !
 Pour l’instant je ne regrette pas mon choix ! »

Après un mois, pouvez-vous nous faire votre bilan sur le Figaro Beneteau 3 ?
Corentin Douguet : « C’est un bateau qui est très différent du bateau précédent : plus petit, plus bas sur l’eau, avec un plan de voilure qui s’approche plus de ce que l’on trouve en Mini ou en Imoca. Du coup les manoeuvres sont différentes et le nombre voiles plus important oblige à être plus précis dans les choix de configuration. Le bateau sera probablement plus difficile dans le petit temps que le Figaro 2 et on risque d’en avoir un bon aperçu sur le Warm Up de demain. Pour l’instant sur le peu de navigation faites, on semble avoir une bonne vitesse. Il reste du boulot et tout le monde va accélérer au fur et à mesure des navigations. »

Quel est votre objectif sur cette régate ?
Corentin Horeau : « Voir où on se situe dans la flotte ! On n’a pas encore navigué avec tout le monde et c’est la première fois qu’on aura une vraie configuration course avec deux étapes longues. L’important sera surtout de donner des axes de travail pour la suite de la saison de Corentin. Le meilleur résultat sera d’abord de réussir à le préparer au mieux pour la Solitaire.»

Corentin Douguet : « L’objectif sur cette première étape du championnat de France, c’est de faire le meilleur résultat possible. Même si cela reste une régate de travail, on ne va pas non plus rester collés aux autres bateaux pour savoir si on va vite ou pas. Ce sera certes un travail sur la technique du bateau et la vitesse, mais aussi sur la stratégie et la météo qui font partie du jeu… S’il y a des coups à faire, on ne se gênera pas pour les faire. Le bilan après la course sera fondamental : il faudra bien analyser tout ce que l’on a fait, pour savoir sur quels points il faudra s’améliorer jusqu’à la Solitaire. »

image © Alexis Courcoux

 

Author: Corentin-admin

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