Victoire de NF Habitat sur le Tour de l’île de Bréhat : Inspiration et chasse aux algues

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Le Tour de l’île de Bréhat semble avoir inspiré hier les deux skippers de NF Habitat. Après une manche de douzième avant hier, loin d’être à la hauteur de leurs ambitions Corentin Douguet et Simon Troel ont pris leur revanche sur la deuxième étape du Tour de Bretagne en remportant la course.

Echange avec Corentin Douguet sur cette belle manche, et la suivante…

Comment s’est jouée cette victoire ?
Le Tour de Bréhat s’est joué pour beaucoup sur le premier petit bord de dégagement qui a établi une hiérarchie. Après il y avait des petits coups à faire mais pas de quoi révolutionner le classement à 3 ou 4 places près. On a bien géré ce bord et on a réussi à rester dans la bagarre tout le temps avec Generali et Saferail jusqu’au bout. On a même réussi à passer Generali sur un petit coup tactique.
Avec cette victoire nous sommes remontés à la quatrième place au classement général. Les trois premiers sont ceux qui étaient sur le podium de la Solitaire Urgo le Figaro, dans le même ordre ! C’est donc ultra serré, avec un niveau très élevé… et cela va être comme cela jusqu’à la fin. D’autant que toutes les manches sont de coeficient 1, cela veut dire qu’un parcours banane compte autant qu’une navigation de nuit… et qu’il faut briller à chaque étape !

Départ pour l’étape de nuit à 12h de Lézardrieux direction Camaret. Avec 104 milles au menu, c’est un exercice un peu différent qui demande avant tout d’être inspirés ou talentueux, pour être aux avant-postes ?
Un peu des deux ! (rires)
On part sur une grande étape clémente avec beaucoup de portant dans du vent de Nord Est medium. Des conditions plutôt agréables pour faire ce genre d’exercice ! L’arrivée est prévue demain matin vers 7 ou 8 heure. Entre temps il y aura des petits coups à faire. Notamment dans la journée qui vient, avec les 7 iles qui sont sur notre route. Il va falloir décider assez tôt si l’on passe au nord ou au sud. Il faudra à la fois être rapide et gérer la prise de risque dans le groupe dans lequel on est pour faire tous ces petits gains. Mais il n’y aura probablement pas de grands coups à jouer.

Le fait de naviguer de nuit change la donne ?
Effectivement la nuit il peut se passer pas mal de choses. Entre autres, il y a quelque chose que l’on on ne voit pas : ce sont les algues… Et comme on est au pays des algues, cela est un vrai dossier. On sent à la barre si quelque chose se coince dans les safrans ou qu’un gros paquet dans la quille arrête le bateau. Mais la petite petite algue coincée dans la quille qui te fait perdre un tout petit pourcentage de vitesse, est difficile à identifier. Quand tu sais que sur la première étape du Tour de Bretagne, trois minutes d’écart à l’arrivée c’est parfois 10 places et que le classement est au point, le moindre millième de nœuds compte ! La nuit on nettoie donc la quille régulièrement, mais sans savoir vraiment ce qu’il en est au final. C’est la part d’aléatoire, de réussite. Pour tout le reste il faudra être bons !

Author: Corentin-admin

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