J- 2 pour Simon Troel et NF Habitat : « J’ai hâte d’y aller » !

Le départ de la première étape de la Solitaire URGO le Figaro sera donné dans moins de 48 heures. Après une semaine tournée vers la mise en configuration du bateau et su skipper, c’est la dernière ligne droite. Le temps de faire un dernier tour à la piscine, et de se concentrer sur la stratégie à venir et ce sera le moment de larguer les amarres. Mais pas sans avoir baptisé le bateau demain, Samedi à midi. Entretien avec Simon Troel, prêt à attaquer une grosse étape. 

Ca y est on est à deux jours du départ, tu t’es enfin penché sur la météo ?
Et oui ! Et cela va être… une vraie étape de Figaro ! Evidemment les données sont encore à affiner mais on voit déjà se dégager un enchainement de systèmes complexes, avec un passage de dorsale – donc peu de vent – pour commencer, un long bord en babord au près pour aller à l’occidentale de Sein avec du vent assez fort, puis une redescente vers Gijon dans du vent molissant avec une bulle anticyclonique à la fin qui pourrait rebattre les cartes ! Ce qui signifie en clair que l’on va probablement sortir successivement toutes les voiles du bateau et avoir de nombreuses transitions à gérer. On va également passer notre temps à régler les voiles, mais aussi le mât et les safrans…
On devrait avoir droit à une arrivée espagnole dans les règles de l’art, c’est à dire dans un souffle d’air evanescent. Il faudra garder en tête jusqu’au bout que rien ne sera fini avant le passage de la ligne !

L’arrivée est prévue entre mercredi soir et jeudi… Soit avec un possible début de quatrième nuit en mer ? Comment on gère une navigation aussi longue ?
Dans un schéma classique de Solitaire, on passe en général trois nuits en mer. Quand on part pour quatre nuits, il faut d’entrée de jeu adapter son sommeil et réussir à dormir au début. Car chaque nuit qui passe crée de la dette de sommeil et a la dernière tombée de nuit elle devient exponentielle ! C’est là qu’il faut être capable de rester lucide pour jouer les derniers bons coups et ne pas s’écrouler avant le passage de la ligne.
J’ai constitué cette semaine un gros capital sommeil en me reposant bien tout en continuant à avoir une activité physique régulière. Maintenant je trouve l’attente un peu longue et je n’ai plus qu’une hâte : y aller !